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Interview OULI Patricia « J’ambitionne de confectionner des tenues scolaires avec le pagne tissé… »

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Ouli Patricia
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Créatrice de mode qui s’est spécialiséé dans la valorisation du pagne tissé, OULI Patricia avec son festival Yorodéhé veut aller plus loin. Dans cette causerie, elle décline un pan de ses projet avec le pagne tissé…

Tu as célébré tes 15 ans de carrière de mode tout récemment. Qu’est ce qu’on peut en retenir ?

C’est de déjà  dire merci à tous et rendre Gloire à Dieu. Car fêter 15 ans de carrière, c’est dire qu’il y a du chemin parcouru. A cela, j’ajoute la célébration de la 6ème édition de mon festival Yorodéhé. On a du fait deux événements en un. Nous avons donc pour l’occasion reçu du bon monde avec des créateurs qui sont arrivés de divers pays. Nous avons aussi reçu le soutien des créateurs locaux. Au de-là de l’aspect festif, nous avons mis un cap sur le volet social avec la remise de machine à coudre à un centre de jeunes filles résidentes à Blolequin , une région de la Côte d’Ivoire. Il faut que je précise que le centre était fermé pour manque d’appui. A travers notre festival, nous avons contribué modestement à redonner vie à ce centre . De l’an dernier à cette année, nous avons pu offrir 20 machines à coudre plus une somme forfaitaire de 800 000 F cfa comme aide à ce centre. Après avoir réhabilité ce centre, on peut avoir un sentiment de fierté.

C’est en 2013 que tu inities ton festival Yorodéhé pour faire la promotion du pagne tissé. Aujourd’hui tu en es l’abassadrice. Quel sentiment t’anime de voir que le pagne tissé est de plus en plus consommé ?

En effet Yorodéhé est une suberbe idée qui m’a été suggérée par deux amis et frères. Il s’agit de Ange T. Blaise et de Marcel Bilé , des hommes de médias et de  communication. Je leur suis infinement reconnaissante parcequ’à travers ce concept, j’ai effectivement su promouvoir le pagne tissé. Au début, ce n’était pas évident , il s’agissait de redorer l’image de l’ouest de la Côte d’Ivoire après la crise. Ainsi il était question de faire ressortir la beauté de cette région du pays à travers le pagne tissé. Histoire de dire qu’un nouveau soleil se lève sur la région et par ricochet sur le pays. C’est le soleil levant traduit en langue locale de chez moi qui désigne le Yorodéhé. Par la grace de Dieu le festival tourne bien aujourd’hui pour la valorisation du pagne tissé. Il est vrai que des gens exploitaient le pagne tissé avant moi. Je n’ai donc pas la prétention de dire que je suis la première à le faire mais   ma modeste contribution a permis de valoriser le pagne tissé tout en  rehaussant l’image de cette matière.

Le pagne tissé est aujourd’hui hors de nos frontières. Tu y es pour quelque chose  alors!

Sans prétention aucune, je pense que oui. Car à travers le prix de l’OIF que j’ai eu en 2014,le pagne tissé a été fortement apprécié. On le voit arborer de plus en plus à diverses occasions. Le pagne tissé à aujourd’hui de la valeur dans les habitudes vestimentaires des populations. En 2013 je lance Yorodéhé  avec le pagne tissé et l’année qui suit, je glane un laurier avec le prix de l’OIF. Je ne peux que me rejouire.

Tu en parles avec une fierté mais ça sera quoi les futurs challenges de Patricia avec le pagne tissé ?

Mon futur challenge immédiat c’est l’ouverture de quelques boutiques en Europe et en Occident. Je veux pouvoir vendre mes collections aux Usa et au Canada. En un mot c’est d’avoir des boutiques de représentation en Occident ; c’est ça le rêve d’Ouli Patricia.

Comment les européens réagissent ils déjà sur tes créations avec le pagne tissé ?

Je pense qu’avec notre participation à l’exposition de l’AGOA à New-York a embalé les exposants et visiteurs. Ils étaient heureux de découvrir le pagne tissé dans plusieurs variances au niveau vestimentaire. Nous avons pérsentés le pagne tissé dans des  polos, chémises, robes, chaussures, sacs à mains etc. En France par contre les gens connaissent déjà le pagne tissé. Le marché à explorer aujourd’hui, ce sont les Etats Unis. Et je pense avoir les arguments pour faire face à ces nouveaux challenges. Avec, l’AGOA, nous avons compris le mécanisme et nous avons eu l’opportunité de nouer de bons contacts.

Ouli Pat a réussi a avoir des mannequins au niveau des personnalités publiques qui portent avec fierté le pagne tissé. C’est le cas de Marie Laure N’Goran présentatrice du journal télévisé sur la chaine nationale…

En effet avec Marie Laure N’Goran, tout est parti du fait que j’ai été invitée sur l’antenne au JT à la page culture pour parler du pagne tissé. Elle a été séduite par mon travail et depuis lors, elle a décidé de présenter quelque fois  son JT avec le pagne tissé qu’elle porte à merveille. A travers elle ,c’est une façon de vendre le label Côte d’Ivoire par la richesse de notre culture.  Mais au de-là, il faut creuser l’abcès pour  que le port du pagne tissé soit une identité nationale. Je songe à un projet encore en phase embryonnaire. Celui de voir le port du pagne tissé dans le système éducatif comme ténue scolaire.  Le projet peut dans un premier temps s’étendre aux élèves du premier et second cycle. C’est un projet qui requiert l’adhésion du ministère de la culture et celui de l’éducation nationale.  Nous y travaillons tout doucement. Et on espère y arriver.

C’est un projet noble que de vouloir faire porter le pagne tissé comme tenue en milieu scolaire. Mais un tel projet demande de gros moyens financiers !

Oui c’est vrai. C’est pour cela que nous allons demarrer le projet de façon évolutive. Nous pourrions commencer zone par zone avant l’étendre sur tout le territoire national. C’est un projet qui va nécéssiter l’implication de coopératives de tisserants  en vue de les organiser pour produire des pagnes à grande échelle avec des motifs adaptés.

Est-ce qu’au de-là des élèves, Ouli Pat songe t-elle à inciter les autorités politiques à porter le pagne tissé ?

Oui pourquoi pas ! On y travaille tout doucement sans mettre la charrure avant les bœufs. Nous avons tellement de choses à faire qu’il ne faut pas bruler les étapes.

Que retenir de Ouli Patricia ?

Je voudrais juste indiquer aux jeunes que seul le travail paie. J’ai cru en ce que je voulais. C’est un choix de vie qui demande des sacrifices qu’il faut pleinement assumer. Ce n’était pas donné au départ mais aujourd’hui , je suis épanouie par mon travail.

Ange T. Blaise

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Line Jaber : de retour à la RTI, elle dévoile son nouveau défi

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Photo: Instagram Line Jaber
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Deux années après son départ inattendu de la Télévision Ivoirienne, l’ex-chroniqueuse de C’MIDI signe son retour sur RTI 1 avec un nouveau défi.

La ravissante Line Jaber se signale. L’ex-policière de la mode avait promis revenir dans le paysage audiovisuel en Côte d’Ivoire. Son absence n’a duré que deux années et revoilà la belle plastique du mannequin Line Jaber à l’antenne.
Line signe son come back à la télé comme présentatrice d’une nouvelle émission dédiée à la mode, dont elle a en charge la production. Line Jaber est là avec sa nouvelle production intitulée : IMMERSION MODE.

<<C’est une émission qui fait voyager dans l’univers de la mode. On se déplace, on part au cœur de l’information, on va vers les créateurs, on traverse des capitales, on plonge véritablement la tête dans le fin fond du sujet pour présenter les éléments importants aux spectateurs », explique Line.

Pour le top départ Line Jaber donne rendez-vous aux téléspectateurs de RTI 1 ce samedi 26 Octobre 2019 sous le coup de Midi.

Source : VibeRadio 

 

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Thebe Magugu, premier designer africain à remporter le prix LVMH

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Photo: Google/ Thebe Magugu
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Le designer Thebe Magugu vient d’entrer dans l’histoire de la mode. Le Sud-Africain est en effet devenu le premier créateu de mode africain à remporter le prix du grand groupe français LVMH.   

Le groupe LVMH (Moët Hennessy Louis Vuitton) du milliardaire Bernard Arnault organise chaque année un concours à l’échelle international afin d’offrir aux nouveaux designers du monde entier la possibilité de développer leur art.

LVMH regroupe à lui seul plusieurs marques de prestige dans le domaine de la mode et de la beauté. On compte ainsi Louis Vuitton, Christian Dior, Givenchy, Fendi, Guerlain ou encore Marc Jacobs. En mai dernier, le groupe a signé un partenariat avec la marque Fenty de Rihanna faisant d’elle la première femme noire à lancer une maison de mode avec le groupe luxe.

C’est dire à quel point le Sud-Africain Thebe Magugu doit être aux anges après avoir remporté ce prix le 30 Septembre dernier à Paris. Interviewé à la Fashion Week de Paris il y a quelques jours, le jeune designer a révélé ne toujours pas réaliser son exploit : « Parfois je me dis que je vais me réveiller et me rendre compte qu’il s’agit d’un rêve.»

Emmanuella Ouattara

 

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Mode/ AH’FR le parcours de l’Afrique à travers ses collections

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AH'FR Mode
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Assemian Hamond Flore Revelyne dit AH’FR est une jeune créatrice de mode ivoirienne qui se signale dans  cet univers avec des ambitions énormes. A travers ses collections, AH’FR rêve de parcourir toute l’Afrique.

Le monde  de la mode made in Côte d’Ivoire devra désormais compter avec une nouvelle recrue. Elle, c’est  Miss Assemian Hamond Flore Revelyne connue sous le label de AH’FR. Bardée d’un diplôme d’ingénieur marketing, la mode est une passion pour Revelyne. On dira même que le virus l’a piqué dans sa tendre enfance. En effet  déjà au cycle primaire, c’est   la fillette qu’elle était qui proposait le modèle de sa tenue scolaire au couturier au grand étonnement de ses parents. Au fil du temps, son esprit s’éveille à trouver des idées de business dans la mode.

Revelyne commence par acheter des tissus qu’elle donnait aux couturiers pour en faire des tenues qu’elle revendait. Un business juteux pour la jeune fille d’alors. Mais elle ne s’arrête pas là. Revelyne en plus de ses études se met à l’apprentissage au métier de la couture. Elle semble avoir trouvé sa voie. Sa passion pour la mode prend forme. Et depuis lors ça ne l’a plus jamais laissée. La particularité d’ AH’FR, c’est d’adapter des modèles européens sur des styles vestimentaires  africains.  A l’en croire, dans la mode, il n’y a rien de nouveau.  ‘’Identifier, transformer et valoriser nos matières, c’est ce que tout le monde fait’’  Souligne AH’FR. Ce faisant, elle travaille sur des matières comme la soie, le batik, le voile. Elle donne à ces matières une touche africaine à travers ses collections. Revelyne adapte les coupes européennes aux styles vestimentaires africains.

La jeune styliste entend par ses créations,  puiser dans  les richesses et valeurs des matières africaines pour imposer  AH’FR à toute l’Afrique.

Le chanteur Sidiki Diabaté séduit par le travail de Revelyne ainsi que la coach Amond Chic sont les premiers ambassadeurs  de AH’FR pour la conquête de l’Afrique.

Ange T. Blaise

 

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Nicholas Coutts, le petit prince du tissage parti trop tôt

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Photo: Le Point
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L’Afrique du Sud et le monde l’ont perdu au printemps dernier alors qu’un bel avenir lui était promis. Retour sur l’histoire d’un des stylistes les plus prometteurs de sa génération.

Alors qu’une étoile sud-africaine brille de mille feux dans l’industrie de la mode, depuis la remise du prix LVMH à Thebe Muthuru, une autre étoile s’est éteinte en mai dernier. Le décès prématuré du créateur Nicholas Coutts, après son retour de la fashion week malaisienne de Kuala Lumpur, a suscité une intense émotion bien au-delà de la scène créative sud-africaine, car son talent avait déjà dépassé les frontières. Âgé de 27 ans, le défunt était reconnu tant pour ses qualités professionnelles que personnelles, comme son infime gentillesse.

<<Mode : Quelle est la robe de mariage qui vous correspond ?

Il avait effectué ses premiers pas dans l’industrie de la mode et du textile en 2013 après avoir gagné le Elle Rising Star Award, un prix décerné aux jeunes talents par le magazine Elle sud-africain. « Lors de ma dernière année à l’école de mode, j’avais envie de me démarquer et d’avoir un argument de vente vraiment unique. Ma mère me suggéra de filer mon propre tissu, en ajoutant qu’elle pourrait m’apprendre.

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De là, je me suis inscrit au concours, puis j’ai développé mon label », expliquait tout bonnement Nicholas Coutts de son vivant. Travaillant des tissus richement texturés pour ses collections, Nicholas était néanmoins toujours vêtu d’un tee-shirt en coton de couleur unie, d’un short associé à une casquette.

Une passion qui se décline rapidement en carrière professionnelle

« Mon intérêt pour l’art et le design a été encouragé dès mon plus jeune âge par ma famille créative et la mode est rapidement devenue mon objectif principal » racontait-il en précisant son labeur quotidien : « J’ai passé de nombreuses heures à l’adolescence à dessiner et à retravailler mes vêtements. Présentées lors de défilés locaux et internationaux, ses collections androgynes ainsi que ses écharpes surdimensionnées tissées à la main en mohair, unique en son genre, lui avaient ouvert les portes des salons professionnels de mode masculine. Comme Tranoï à Paris ou Pitti Uomo à Florence, pour montrer une gamme collaborative avec son compatriote Lukhanyo Mdingi en 2016.

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Source : Le Point

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