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Olivier Lazare Goé : De petits métiers à la direction d’un groupe d’entreprises

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Photo: First Magazine
Temps de lecture : 3 minutes

Il s’est battu pour arriver où il est aujourd’hui. Olivier Lazare Goé Bolou Bi, avec la conviction de traverser les difficultés a su avoir confiance à ses potentialités. Après avoir très tôt arrêté les études en classe de 4ème, il se lance dans de petits métiers. Ensuite, la danse prend le dessus. Puis cette passion le conduit au service socio-culturel de la Mairie d’Adjamé. Avec abnégation, Olivier Lazare Goé Bolou Bi alias Papa Dyna est aujourd’hui à la tête d’un groupe d’entreprises. Comment est-il arrivé à créer ses entreprises ? Il donne les explications dans cette interview.

-Qui êtes-vous concrètement ?

Je suis Olivier Lazare Goé Bolou Bi dit (PAPA DYNA) Depuis que j’ai côtoyé le milieu de la danse, on m’appelle Dynastie. Aujourd’hui, je suis père de famille, on m’appelle tout simplement Papa Dyna.

-Vous êtes à la tête de plusieurs entreprises, semble-t-il ?

Tout à fait ! J’invite d’ailleurs à ma promotion de faire pareil comme moi. Je prône l’esprit de la prise en charge de soi par soi-même. Je suis à la tête d’un groupe dénommé  GLOBAL PHARE dans lequel il y a des structures. J’en ai nommé des gens qui sont à même de les gérer convenablement. J’ai déjà mis sur 5 cinq entreprises, qui sont : Domaine des Oliviers SARL (Import – Export, Négoce), Domaine des Oliviers Voyages (Agence de voyages), Domaine des Oliviers BTP (Promotion immobilière – Construction  –  lotissement – Aménagement), Global Prod (Communication – Production – Evenementiel) et Echo d’Afrik (Compagnie artistique). Sinon, nous sommes en chantier administratif pour projet un G10 c’est-à-dire un groupe de 10 entreprises.

-Comment êtes-vous arrivé à créer toutes ces entreprises ?

(Rire) Cinq entreprises ?  Ce n’est pas exhaustif. L’Afrique est pourvue de ces possibilités, et a besoin de ce genre d’initiatives. Nos dirigeants n’ont pas la volonté politique d’aider à la création d’entreprises. J’ai commencé sans apport extérieur quelconque  dans un premier temps, et j’aime à dire à tous mes collaborateurs d’aller par soi-même. Comment s’est arrivé ? Il y a la détermination qui m’a poussé à mettre en place toutes ces entreprises.

-Est-ce que ça été facile pour vous de créer vos entreprises ?

Je ne sais si je suis maso, mais  J’aime moi-même  les situations quand elles sont difficiles. Je les ai acceptées. J’ai commencé par me rendre compte de ma position sociale. Il ne faut rien attendre d’autrui. C’est pour cela que je n’aime pas la parole de la chanson du groupe Zouglou Mêlêkê qui dit : ‘’C’est l’homme qui fait l’homme’’ tant bien que j’aime cette formation artistique, Cela endort  la jeunesse aujourd’hui. Il faut sortir de l’entendement de la politique de la main tendue, de ce fait J’ai commencé par aller ramasser les ordures  dans les années 1990. Et j’étais payé à 1000 Francs CFA par jour.

-Est-ce que ce n’est pas trop prétentieux ?

Oh, non ! Il fallait repenser les différentes activités et c’est ce que j’ai fait. J’ai sollicité des gens qui ont refusé de m’aider. Je suis le fils d’un simple gendarme à la retraite. Je n’ai malheureusement pas eu un grand niveau scolaire, mais je continue d’apprendre. J’ai beaucoup  de livres ici et je lis beaucoup pour me former. Il ne faut pas faire comme l’autre quand tu n’es pas l’autre. J’ai vendu des magazines également, toujours dans le but d’apprendre quelque chose.

-Vous avez rencontré des frustrations ?

Je ne parlerai pas de frustrations, mais plutôt des faits qui m’ont forgé. Ces personnes qui, hier se sont moqués de moi, sont les personnes que j’aide aujourd’hui.

-Votre père voulait vous voir aller très loin dans les études ?

Effectivement ! Son premier fils qu’il voulait être son remplaçant dans l’armée à choisi d’aller à la danse. Il n’entendait pas cela de cette oreille. Parce qu’il n’y avait pas d’avenir dans la danse. C’était un père rigoureux dans l’éducation de ses enfants. Il m’a inculqué sa rigueur qui me guide aujourd’hui. Il disait tout le temps qu’un aigle ne peut pas mettre bas d’une alouette. C’est pour lui que vous voyez dans mon dos la gravure d’aigle. Cela pour lui signifier que je suis devenu un aigle dorénavant.

Patrick Bouyé

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