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Affaire Khashoggi: «Est-ce qu’on pourra mettre le tronc dans un sac ?»

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Lepetitjournal.com
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Le quotidien turc Sabah a rendu public hier le contenu des enregistrements effectués par les services secrets turcs dans l’enceinte du consulat saoudien à Istanbul le jour de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, le 2 octobre dernier.

La scène semble tirée d’un polar de John Le Carré. Se préparant à la venue de Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat de l’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre dernier, deux membres du commando chargé de l’assassinat du journaliste discutent des détails de l’opération. « Est-ce qu’on pourra mettre le tronc dans un sac ? », entend-on demander Maher Moutreb, agent des services de renseignement saoudiens, sur les enregistrements réalisés par les services secrets turcs, dont le contenu a été révélé hier pour la première fois par le quotidien turc Sabah.

« Non, trop lourd. Et trop grand aussi », répond Salah Al-Toubaigy, médecin légiste travaillant pour le ministère saoudien de l’Intérieur. « En fait, j’ai toujours travaillé sur des cadavres. Je sais comment les démembrer rapidement. Bien que je ne n’ai jamais travaillé sur un corps encore chaud, je pense que je devrais pouvoir le faire facilement. Normalement, je mets mes écouteurs et j’écoute de la musique pendant que je découpe un cadavre. En même temps je fume et je bois mon café. Après le démembrement, vous mettrez les morceaux dans des sacs en plastique et vous les sortirez [de l’immeuble]

Un peu plus tard, on entend le docteur Al-Toubaigy se plaindre de ne pas être protégé. « Mon supérieur ne sait pas ce que je fais. Il n’y a personne pour me couvrir. »

« Ne fermez pas ma bouche. Je fais de l’asthme»

A 13h14, un troisième membre du commando, non identifié à ce jour, informe les deux hommes que Jamal Khashoggi vient d’arriver. La suite se passe dans un bureau du deuxième étage. Le journaliste est tenu en joug. A 13h22, Maher Moutreb lui demande s’il a un téléphone sur lui. L’ancien collaborateur du Washington Post l’informe qu’il a deux Iphone. S’ensuit un échange de dix minutes.

Mutreb : Ecrivez un message pour votre fils.

Khashoggi : Qu’est-ce que je dois lui dire ?

Mutreb : Vous écrivez un message et vous nous le montrez.

Khashoggi : Que dois-dire? A bientôt ?

Membre non identifié du commando : Abrégez !

Mutreb : Vous allez écrire quelque chose du genre « Je suis à Istanbul. Ne t’inquiète pas si tu ne peux pas me joindre ».

Khashoggi : Je ne dois pas dire « kidnappé » ?

Membre non identifié du commando : Otez votre veste.

Khashoggi : Comment une telle chose peut-elle se produire dans un consulat ? Je n’écrirai rien du tout.

Membre non identifié du commando: Abrégez !

Khashoggi : Je n’écrirai rien du tout.

Mutreb :  Ecrivez monsieur Jamal. Dépêchez-vous. Aidez-nous et nous pourrons vous aider, parce que nous allons vous ramener en Arabie saoudite, et si vous ne nous aidez pas, vous savez ce qui va se passer.

Khashoggi :  Il y a une serviette ici. Vous allez me droguer ?

Al-Tubaigy : Nous allons vous endormir.

Juste avant de perdre connaissance, Jamal Khashoggi, qui visiblement ne s’attendait pas à être assassiné, prévient ses ravisseurs : « Ne fermez pas ma bouche. Je fais de l’asthme. Ne le faites pas, vous m’étoufferiez.»

Peine de mort

Une fois endormi, le commando lui place un sac plastique sur la tête jusqu’à ce qu’il suffoque. Quelques minutes plus tard, à 13h39 exactement, on entend le début de l’opération démembrement, laquelle prendra une demi-heure environ. Les différentes parties du corps seront ensuite transportées par le commando à l’extérieur du consulat dans des valises. Elles n’ont toujours pas été retrouvées

Niant dans un premier temps toute implication, Riyad a évoqué une opération menée par des éléments « hors de contrôle » qui aurait dégénéré. Le procès de onze suspects s’est ouvert en début d’année devant la justice saoudienne. Le procureur général a requis la peine de mort contre cinq d’entre eux.

Lepetitjournal.com

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Coronavirus: le président ougandais reporte les élections présidentielles de deux ans

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Autre/Yoweri Musseveni reporte les élections présidentielles en 2023 à cause du Coronavirus.
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Le president ougandais Yoweri Musseveni, au pouvoir depuis 1986, vient aurait pris un décret pour reporter l’élection présidentielle initialement prévue en 2021 pour 2023, informe le confrère “doingbuzz.com

<< La vie des Ougandais est plus importante que toute autre chose. J’ai consulté mes ministres et nous pensons que c’est raisonnable de suspendre les élections jusqu’en 2023>>, aurait’il décidé.

Les autres présidents n’argueront-ils pas du Covid-19, pour reporter les élections présidentielles dans leur pays?

 

Franck Zady

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Coronavirus : le président brésilien est-il infecté ?

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Depuis le mercredi dernier, bon nombre de médias ont annoncé que président Brésilien est infecté par le coronavirus.
En effet étant en visite officielle en Floride du 7 au 10 mars le président Jair Bolsonaro et Fabio Wajngarten son secrétaire de communication, qui lui a été officialisé ce jeudi atteint de Covid-19.

Automatiquement, des photos et des vidéos sont publiées sur les réseaux sociaux montrant le secrétaire à la Communication très proche Mike Pence, Jair Bolsonaro et de Donald Trump, lors de cette dite visite en Floride.
Ce qui avait laissé croire qu’ils ont tous été contaminés vu la proximité et les salutations échangées.

Toutefois, le vendredi 13 mars, le chef de l’État brésilien s’est prononcé sur cette polémique via son compte twitter pour annoncer qu’il avait été testé négatif au coronavirus, afin de mettre fin aux différentes rumeurs.

 

Florencia

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Togo/Agbéyomé: “Un leader qui n’est pas prêt à mourir pour une cause n’est pas un leader”

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Facebook/ la résidence d'Agbeyomé était encerclée ce jour par les forces de l'ordre, lors d'une conférence de presse donnée par Mgr. Kpodzro et qui s'y tenait.
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Ce Mercredi 11 Mars 2020, s’est tenue une conférence de presse, au domicile du président autoproclamé du Togo, M. Agbeyomé Kodjo. Lequel point de presse était animé par Monseigneur KPODZRO, soutien de taille d’Agbeyomé Kodjo. Pendant la conférence de presse, la maison d’Agbéyomé était encerclée par les forces de l’ordre, avec les conférenciers à l’intérieur de celle-ci

<< Un leader qui n’est pas prêt à mourir pour une cause n’est pas un leader, moi Dieu m’a beaucoup donné, je peux partir maintenant, ce n’est pas un problème. Mais le peuple sera libéré.
Je peux aller à la prison. La prison, je l’ai déjà connue 2 fois, aller pour une 3eme fois, ça ne m’inquiète pas. Cette fois, ça ne passera pas comme avant…
Nous n’avons pas d’armes, nous n’avons pas d’argent, mais on a Dieu de notre côté et le peuple avec nous. Même en croisant les bras, Faure Gnassingbé et son régime vont tomber, parce que personne ne peut accepter cela. Ils vont tomber. Ils ont pris un plat chaud, ils vont le laisser tomber.>>, a fait savoir Dr. Agbeyomé, suite à cette journée chaude.

 

Franck Zady

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Emplois fictifs : cinq ans de prison dont deux ferme requis contre François Fillon

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François Fillon et son épouse Penelope au tribunal correctionnel de Paris. LP/Olivier Lejeune
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Une charge. Sévère. Cinglante. Juridique mais aussi morale. Pendant près de quatre heures, les deux magistrats du parquet national financier (PNF) ont passé François Fillon, leur cible prioritaire à la broyeuse.

Contre un homme politique qu’ils accusent d’avoir « aggravé la déchirure du pacte républicain », contre un prévenu qu’ils dénigrent pour avoir servi au tribunal « une forme de mépris ou d’inconscience du bien commun » et qui a « préféré camper sur ses positions et s’enfermer dans ses dénégations », contre cet ancien Premier ministre qui a « persisté dans un comportement lucratif et strictement contraire aux valeurs fondamentales de la République », ils ont réclamé une peine « à la hauteur de la légitime exemplarité attendue d’un prétendant à la magistrature suprême ».

A savoir 5 ans de prison dont 3 avec sursis, 375 000 euros d’amende et 10 ans d’inéligibilité, contre son épouse Pénélope  « victime consentante des agissements de son mari », le PNF a requis 3 ans de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende.

Contre Marc Joulaud enfin, son suppléant « dont la qualité d’élu aurait dû le dissuader de cautionner des agissements dont il ne pouvait ignorer le caractère manifestement illégal », l’accusation a demandé une peine de 2 ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende. Figés sur leur banc, les trois prévenus n’ont pas eu un regard pour leurs féroces contempteurs.

Le Parisien

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