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Charles Blé Goudé ne veut pas être candidat à la présidentielle de 2020

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Charles Blé Goudé, ex-chef des Jeunes Patriotes ivoiriens, accusé de crimes contre l’humanité puis acquitté en première instance par la Cour pénale internationale, assure ne pas vouloir être candidat à l’élection présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire, et espère un retour au pays de Laurent Gbagbo.

« Je ne suis candidat à rien en 2020 (la présidentielle ivoirienne de 2020). C’est un devoir de ramener la paix en Côte d’Ivoire. Voilà la campagne que je veux engager », a assuré Blé Goudé dans un entretien à l’AFP, sanglé dans une chemise pagne bleu ciel et coiffé d’un chapeau de cow-boy.

Charles Blé Goudé et l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, aussi accusé de crimes contre l’humanité avant d’être acquitté, ont été libérés sous condition le 1er février 2019. Ils ont l’obligation de résider dans un État membre de la Cour pénale internationale (CPI), en attendant un éventuel procès en appel. Gbagbo réside désormais à Bruxelles, mais Blé Goudé est toujours aux Pays-Bas, la Belgique et les autres pays ayant refusé d’accueillir l’ex-chef des Jeunes patriotes, après avoir accepté son mentor.

Blé Goudé a le droit de s’exprimer publiquement, mais il a interdiction d’évoquer son dossier en cours. Il ne porte pas de bracelet électronique et peut recevoir des visiteurs. Il est surveillé et protégé par deux policiers en civil, très discrets dans un hôtel de la Haye. « La prison a été un professeur pour moi et je veux partager cette expérience pour dire qu’il faut prévenir les conflits. Je veux jouer ce rôle dans mon pays », assure-t-il.

Livres, cuisines et football

Durant ses cinq ans de prison à la Haye, il assure avoir reçu en cadeau un demi-million de livres et 200 DVD, et avoir fréquemment joué au football avec l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté après dix ans de détention. Il a aussi amélioré ses talents culinaires, en préparant souvent la sauce graine au riz, un plat très prisé en Côte d’Ivoire.

« Je veux rentrer (en Côte d’Ivoire) pour participer à la paix et à la reconstruction de mon pays, à la réconciliation », affirme-t-il. Surnommé le « général de la rue » pour sa capacité à mobiliser les partisans de l’ex-président ivoirien, Charles Blé Goudé est l’un des membres les plus controversés du clan Gbagbo. Les Jeunes patriotes, mouvement pro-Gbagbo extrêmement violent, critiquait souvent l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara, la France et l’ONU.

Ses détracteurs et les ONG internationales le considèrent comme l’un de ceux qui avaient contribué à la montée de la tension en Côte d’Ivoire après l’arrivée au pouvoir de Gbagbo et l’émergence de la rébellion des Forces nouvelles occupant le Nord. Un climat anti-français et anti-médias avait été de plus en plus développé par le pouvoir et les Jeunes patriotes. Le correspondant de RFI Jean Hélène avait été tué par un policier en 2003, tandis qu’un autre journaliste, Guy-André Kieffer, est toujours porté disparu.

En novembre 2004, Blé Goudé avait lancé ses partisans à l’assaut des Blancs vivant à Abidjan, provoquant la fuite de milliers d’entre eux, évacués dans la précipitation par la France. Plus de 3 000 personnes avaient ensuite été tuées pendant la crise post-électorale, entre décembre 2010 et avril 2011. On lui attribue souvent le slogan « À chacun son Blanc », qui appelait à la chasse des étrangers blancs de peau, notamment les Français.

« Gbagbo a encore un rôle à jouer »

« J’ai été victime de propagande. J’ai demandé qu’on me produise un seul son qui n’ait jamais venu étayer cette propagande », répond-il aujourd’hui. Il rappelle ensuite qu’il a interdiction d’évoquer le dossier de la CPI. « Non ! Je ne suis pas un anti-français. (…) Il faut aujourd’hui une relation gagnant-gagnant dans les relations France-Afrique », ajoute-t-il.

Au sujet de ses rapports avec Laurent Gbagbo dont le parti, le FPI, est divisé en deux camps, Blé Goudé confie : « Il faut que le président Gbagbo retourne en Côte d’Ivoire. Son retour pourrait être salvateur pour la paix sociale en Côte d’Ivoire. C’est un rassembleur, je pense qu’il a encore un rôle à jouer en Côte d’Ivoire. »

Mais l’ex-chef des Patriotes est pessimiste quant à l’élection présidentielle de 2020. « On va droit dans le mur. Les facteurs qui ont conduit à la crise post-électorale en 2010 sont deux fois plus réunis. Le bloc qui est arrivé au pouvoir est aujourd’hui divisé en trois. L’aile militaire avec Guillaume Soro et l’aile politique avec Bédié. Ouattara est isolé. »

« De l’autre côté, l’opposition n’est pas homogène. Ce sont ces même problèmes (la fixation sur un fauteuil présidentiel) qui ont mené à la crise post-électorale de 2010 », estime-t-il.

« Je me veux un homme d’État »

Il propose que tous les « protagonistes au complet » initient « une campagne de paix » auprès des Ivoiriens. Blé Goudé se dit prêt au dialogue avec le régime qui l’a envoyé en prison. « Je me veux un homme d’État. (…) Je suis prêt à parler avec tout le monde, et je demande à mes partisans de le comprendre ainsi. Et au-delà de mes partisans, je demande aux Ivoiriens de le comprendre », affirme-t-il.

Démagogie ? « Comment peut-on tenir un discours démagogique, quand on a fait deux ans d’exil, 14 mois d’enfermement dans une cellule à la DST (en Côte d’Ivoire), seul, sans visite, pour finalement atterrir à la CPI pendant cinq ans ? Quand on sort de ces épreuves, on ne peut pas tenir un discours démagogique », jure-t-il.

Même s’il assure n’être candidat à rien, il avoue préparer le congrès prévu pour août en Côte d’Ivoire en vue de transformer son mouvement, le Cojep, en parti politique, capable de participer aux futurs scrutins, hormis la présidentielle de 2020.

Source : Jeune Afrique

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Politique : Décès de la mère de Dogbo Blé

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Pendant qu’il pleure Arafat et et Eloi Sessou, décédés à quelques jours d’intervalle, le General Dogbo Blé vient de perdre sa mère.

En prison depuis 2011, le Général Dogbo Blé Bruno vient de perdre sa génitrice, GNIHA YOUHO YOHOU SUZANE, dans la nuit d’hier à aujourd’hui.

Sans aucun doute, c’est un coup dur pour l’ex-patron de la garde républicaine, sous l’ancien régime ivoirien.

Arrêté le 15 avril 2011, suite à la crise post électorale, le général Dogbo Blé est à ce jour incarcéré à l’école de la gendarmerie.

Franck Leroy

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Politique: Blé Goudé élu à la tête de son parti politique

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Le Cojep, devenu parti politique, vient d’élire son tout premier Président, à l’issue de son congrès tenu ce dimanche 17 Août.

ce dimanche 17 Août 2019, Charles Blé Goudé a été porté à la tête du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples, Cojep. Se voyant désormais la mission de présider aux destinées de la Côte d’Ivoire, l’illustre prisonnier, se fait porter à la tête de son parti politique. C’était ce dimanche 17 Août 2019 à yopougon. Il a été élu à l’unanimité par 1250 congressistes, pour quatre ans. Il en devient ainsi le premier Président.

Ce qui était un simple mouvement politique à sa création en 2001, sous le magistère de Laurent Gbagbo, avec pour objectif d’accompagner les actions des jeunes patriotes, sera érigé en parti politique 14 ans après. C’était en 2015 lors d’un congrès extraordinaire tenu à Grand-Alépé, une ville proche d’Abidjan. Avec pour nouvel objectif de prendre part à la vie politique nationale ivoirienne.
“J’ai des ambitions pour un jour diriger mon pays, avec une équipe qui comprendra qu’il faut faire de la politique autrement en Côte d’Ivoire”, avait déclaré Blé Goudé en juin, sur un média français. “Bientôt nous [Blé Goudé et Laurent Gbagbo] serons en route pour la Côte d’Ivoire”, avait-il ajouté. Il soulignera auprès d’un autre média qui l’avait joint par téléphonel « qu’il ne serait pas candidat pour l’élection présidentielle de 2020 ».

Franck Leroy

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Soro Guillaume : “c’est bouclé parce que vous comptez sur les armes de la république”

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Une soirée de crush party, placée sous le signe de la démocratie participative, à l’honneur de Soro Guillaume, a été organisée ce samedi 10 août 2019.
L’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro était présent à cette soirée, comme l’ont souhaité les initiateurs, à savoir les organisations et autres mouvements politiques qui lui sont proches.
<< Félix Houphouët-Boigny a fait 17% de croissance dans ce pays. Il n’a pas pris ça pour faire avis et communiqués. 9% et puis on souffre comme ça ? C’est du fla-fla. Je ne suis pas dans le clanisme et le sectarisme. il faut qu’on bâtisse ensemble la nation ivoirienne. Quand on dirige un pays, il ne faut jamais rompe le dialogue avec les opposants. C’est bouclé parce que vous comptez sur les chars de la république >>, a lancé au cours de sa prise de parole, le Président du comité politique à l’endroit du pouvoir d’Abidjan.

Rappelons que depuis sa démission de la tête de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire le 08 Février 2019, le député de Férké n’est plus en odeur de sainteté avec ses alliés d’hier.

Franck leroy

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Sur Instagram Rihanna s’en prend à Donald Trump

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Photo: Insider
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Après les fusillades, Rihanna revient sur les tueries qui ont eu lieu ce week-end aux États-Unis. Elle s’adresse au Président américain et appelle au contrôle des armes à feu.

Au lendemain d’un week-end marqué par deux fusillades meurtrières aux États-Unis, la chanteuse a publié un long message pour répondre au tweet de Donald Trump. Un tweet dans lequel il condamne l’attaque d’El Paso, au Texas, qui a fait 20 morts samedi. “C’était un acte lâche”, déclare-t-il.

La tuerie d’El Paso, qualifiée par les autorités fédérales comme un “acte de terrorisme intérieur”, a été perpétrée par un jeune homme blanc de 21 ans. Quelques heures plus tard, à Dayton, dans l’Ohio, un autre jeune homme blanc de 24 ans a abattu neuf personnes dans un quartier animé.

La chanteuse a publié sur Instagram, une réponse de cette interprétation qu’elle ne partage pas.

“Heu… Donald, tu as mal épelé ‘terrorisme’! Ton pays a connu deux attaques terroristes consécutives, à quelques heures d’intervalles, faisant près de 30 morts.”

Rihanna rappelle également qu’un homme de 19 ans avait déjà ouvert le feu lors d’un festival californien dimanche dernier, et interpelle le chef d’État:

“Imagine un monde où il est plus facile d’obtenir un AK-47 qu’un VISA! Imagine un monde où on érige un mur pour garder les terroristes EN AMÉRIQUE! ‘’

Soulignons que, ce n’est pas la première fois que la chanteuse s’adresse à un homme politique. Elle a interpellé François Hollande sur Twitter en 2016 et a même rencontré Emmanuel Macron en 2017.

 

Emmanuelle Ouattara

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