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Depuis Londres, Soro Guillaume prévient: ” Ne me dites pas que je n’ai pas tiré la sonnette d’alarme à temps”

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Soro Guillaume à la chatham house de Londres
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Ce vendredi 08 Octobre 2019, à la Chatham House de Londres, le deputé de Férké et ancien président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire a tiré à boulets rouges sur le regime Alassane Ouattara. Morceaux choisis de quelques propos.

 

« A présent, jouons à un jeu de devinette! Permettez-moi de vous poser quelques questions pour un champion à propos de mon pays.

1- Le saviez-vous ? Quel est le plus grand pays d’Afrique francophone dans lequel la liberté d’expression n’existe pas et qui ne possède aucun média audiovisuel privé ? C’est la Côte d’Ivoire.

2- Le saviez-vous ? Quel est le pays africain où le taux de suicide de la population est le plus élevé et le 5ème pays au plus fort taux de suicide au monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS, dans un rapport publié en septembre 2019 ? C’est la Côte d’Ivoire.

3- Le saviez-vous ? Dans quel pays africain le Président de la République a nié pendant longtemps l’existence de prisonniers politiques, avant d’en libérer tout d’un coup plus de 1000 par ordonnance d’amnistie le 6 août 2018, tout en laissant d’autres centaines de prisonniers dans ses cachots ? C’est la Côte d’Ivoire.

4- Le saviez-vous, dans quel pays d’Afrique francophone a des pratiques de parti-Etat où tout haut cadre de l’administration qui n’est pas membre du parti au pouvoir est viré de son poste, et dans quel pays limoge-t-on à outrance tout cadre important de l’administration qui adhère à un parti d’opposition ? C’est la Côte d’Ivoire.

5- Le saviez-vous ? Dans quel pays africain un député a-t-il été jeté en prison pour avoir publié un tweet ? C’est en Côte d’Ivoire.

6- Le saviez-vous ? Dans quel pays d’Afrique francophone la presse du pouvoir n’hésite pas à porter contre l’opposition des accusations délirantes de jihadisme sans le moindre début d’une preuve ?

Oui, Mesdames et Messieurs de la Chatham House,

Mon pays la Côte d’Ivoire risque à nouveau de brûler : des militants de l’opposition y sont régulièrement menacés, bastonnés, kidnappés, arbitrairement emprisonnés, et même parfois assassinés, tel le jeune Noël Soro Kognon, tué le 7 juillet 2018 à Korhogo par des militants du parti de M. Ouattara pour avoir participé à une simple réunion associative, ou le jeune Coulibaly Lanciné, tué par les partisans de M. Ouattara le 14 octobre 2018 à Abobo ; les principaux syndicats de magistrats et d’avocats de Côte d’Ivoire se sont publiquement plaint des immixtions illégales et illégitimes du pouvoir Ouattara dans le fonctionnement de la justice ; les organisations de la société civile et les partis politiques de l’opposition y sont régulièrement traqués, harcelés, privés de leurs droits constitutionnels, empêchés de se réunir, mis à l’index dans l’opinion, menacés de représailles diverses, les leaders de l’opposition, tel moi-même, sont régulièrement menacés de coups et blessures, d’emprisonnements arbitraires, de procès en sorcellerie, et même d’assassinat par les officines et militants stipendiés du pouvoir Ouattara ! Derrière la vitrine Ouattara voilà ce qu’est devenu la Côte d’Ivoire. Vous avez bien entendu. Je ne parle pas de la Gambie de Yayah Jammeh mais de la Côte d’Ivoire.

Oui, mon pays, la Côte d’Ivoire risque à nouveau de brûler parce que le Président Ouattara, au mépris de l’histoire institutionnelle de notre nation, a décidé de s’octroyer le contrôle absolu de la Commission Electorale, dans laquelle il a essentiellement et unilatéralement nommé des membres et des obligés de son parti et de son régime ! Faisant fi d’une condamnation de la Cour Africaine des droits de l’Homme et des Peuples en date du 18 novembre 2016, le régime Ouattara fonce en effet tête baissée vers une énorme mascarade électorale en 2020, en piétinant les principes d’équité, de transparence, de confiance et de compétence qui doivent présider à toute organisation électorale dans nos jeunes démocraties.

Mon pays risque à nouveau de brûler – et ne me dites pas que je n’ai pas tiré la sonnette d’alarme à temps-, parce que le Conseil Constitutionnel, l’institution supposée énoncer le droit en dernière instance en Côte d’Ivoire est de nouveau confisquée par le pouvoir Ouattara et à ses ordres exclusifs. Mon peuple manque ainsi du recours et du secours pourtant indispensables d’une justice indépendante et rigoureuse. Bien sûr, pour masquer toute cette dérive dictatoriale, M. Ouattara finance à coups de millions d’euros des cabinets de lobbying qui polissent son image. Mais la lumière finit toujours par vaincre les ténèbres. »

 

Olivier Gbadié

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La Nouvelle Zélande adopte une nouvelle loi

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©ohmag
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En 1961, l’interruption volontaire de grossesse était jusque-là considérée comme un délit passible de quatorze ans d’emprisonnement.

Ce mercredi 18 mars, le parlement de la Nouvelle Zélande a voté une nouvelle loi, la dépénalisation de l’avortement.

C’est un total de 68 voix obtenue pour cette nouvelle loi.

 

N’a

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Après son retrait, ce que Simone Gbagbo demande à Ouattara

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@afrique-sur7.fr
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Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a félicité samedi dernier lors d’un meeting du Front populaire ivoirien (FPI) à Port-Bouët, le chef de l’Etat Alassane Ouattara pour sa décision de ne pas briguer un 3è mandat présidentiel. Elle a par ailleurs évoqué la question de la réforme de la CEI, véritable pomme de discorde entre pouvoir et opposition à quelques 8 mois du prochain scrutin présidentiel.

Présidentielle 2020 : Après l’annonce du retrait de Ouattara, Simone Gbagbo l’appelle à prendre une décision courageuse pour la CEI

Simone Gbagbo a salué la décision du chef de l’Etat Alassane Ouattara de ne pas briguer un troisième mandat et l’à qualifiée de décision courageuse et salutaire.

«Cette décision très importante est une décision très courageuse de sa part, mais pour la nation ivoirienne, c’est une décision salutaire qui va contribuer à consolider la démocratie en Côte d’Ivoire, à consolider le respect de nos textes fondamentaux et à consolider la paix des cœurs », a réagi l’épouse de Laurent Gbagbo lors d’un meeting samedi au terrain de Gonzagueville.

La deuxième vice-présidente du Front populaire ivoirien a évoqué certains points de divergence entre l’actuel chef de l’Etat ivoirien et l’opposition significative. Notamment sur la réforme de la Commission électorale indépendante.

Pour l’épouse de Laurent Gbagbo, octroyer un siège supplémentaire à l’opposition comme décidé par le régime, au travers d’une ordonnance présidentielle, ne résout en rien la question du «déséquilibre flagrant » constaté dans la composition de la CEI.

« M. Ouattara a annoncé qu’il va prendre une ordonnance pour ajouter un poste supplémentaire pour l’opposition représentée à la CEI centrale, ça va changer quoi ? C’est une mauvaise réponse à la question du déséquilibre, et ce n’est pas acceptable », a-t-elle fait savoir.

Ajoutant qu’ici, « ce n’est pas une affaire de un ou deux postes. C’est une question de l’arrêt du 18 novembre 2016 de la Cour africaine des droits de l’Homme qui a fait injonction au gouvernement de faire une réforme en profondeur de la CEI pour qu’elle soit effectivement un organe indépendant ».

Simone Gbagbo a par ailleurs appelé à “une décision courageuse” du gouvernement qui tranchera définitivement la question.

D’autant plus que, selon elle, l’actuelle Commission électorale indépendante est largement favorable au RHDP du président Alassane Ouattara.

« Sur 15 membres de la CEI centrale, le Rhdp lui seul compte 11 (…) sur 540 CEI locales, le Rhdp préside 520 CEI », ce qui est « inacceptable », selon elle.

afrique-sur7

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Simone Gbagbo félicite Ouattara pour sa décision de ne pas briguer un 3è mandat présidentiel

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@bénin24tv
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L’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, vice-présidente du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), a félicité samedi Alassane Ouattara pour sa décision de ne pas briguer un 3è mandat présidentiel, lors d’un meeting à Port-Bouet, dans le Sud d’Abidjan.

«Cette décision très importante, est une décision très courageuse de sa part, mais pour la nation ivoirienne, c’est une décision salutaire, qui va contribuer à consolider la démocratie en Côte d’Ivoire, à consolider le respect de nos textes fondamentaux et à consolider la paix des cœurs», a dit Mme Gbagbo.

«De la même manière que j’ai salué M. Alassane Ouattara et je l’ai remercié d’avoir pris l’ordonnance d’amnistie qui nous a rendu la liberté en août 2018, de cette même manière, aujourd’hui, je lui adresse mes félicitations et mes remerciements pour cette décision forte qu’il vient de prendre», a-t-elle ajouté.

Cependant, dira-t-elle, «aujourd’hui, nous sommes malheureusement obligés de reconnaître et d’affirmer que le dialogue socio-politique organisé autour des élections de 2020 a échoué complètement».

«Et en ce moment ci, nous constatons que le gouvernement a décidé de faire cavalier seul dans des réformes qui sont partisanes», a-t-elle estimé, faisant observer qu’ «au niveau de la CEI (Commission électorale indépendante), le gouvernement a mis en place une Commission électorale non consensuelle».

Pour elle, la Commission électorale indépendante est «taillée à sa mesure de sorte que la CEI actuelle est déséquilibrée gravement au profit du Rhdp (Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix)», le parti au pouvoir.

Elle a indiqué que «sur 15 membres de la CEI centrale, le Rhdp lui seul compte 11», tandis que «sur 540 CEI locales, le Rhdp préside 520 CEI»ce qui est «inacceptable». Mais, en dépit de cette configuration, la plateforme de l’opposition affirme qu’elle ne boycottera pas les élections.

«M. Ouattara a annoncé qu’il va prendre une ordonnance pour ajouter un poste supplémentaire pour l’opposition représentée à la CEI centrale, ca va changer quoi ? C’est une mauvaise réponse à la question du déséquilibre, et ce n’est pas acceptable», a-t-elle poursuivi.

La question ici, selon elle, «ce n’est pas une affaire de un ou deux postes en plus on va ajouter, c’est une question de l’arrêt du 18 novembre 2016 de la Cour africaine des droits de l’Homme qui a fait injonction au gouvernement de faire une réforme en profondeur de la CEI pour qu’elle soit

effectivement un organe indépendant». De ce fait, «nous attendons encore une réponse courageuse de la part du gouvernement», a déclaré Mme Gbagbo.

Elle a relevé par ailleurs que depuis le 3 mars, M. Ouattara a enclenché un processus de modification de la Constitution et annonce que ce processus va s’achever le mercredi 18 mars 2020, craignant qu’une nouvelle Constitution soit «imposée» aux Ivoiriens.

Le jeudi 5 mars 2020, M. Alassane Ouattara a annoncé dans un message sur l’état de la nation, devant le Parlement réuni en congrès, qu’ il ne sera pas être candidat pour l’élection présidentielle du 31 octobre en Côte d’Ivoire, à la surprise de tous ses proches et partisans.

 

Source: Bénin24tv

 

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Retrait du Chef de l’Etat de la course à la présidentielle : Koné Kady Soukoulé et le GRV/RHDP 2020 salue la décision d’un homme de paix

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Mme Koné Kady Soukoulé, Présidente du Groupe de Réflexion pour la Victoire du RHDP à Cocody en 2020.
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La décision du Chef de l’Etat Ivoirien, Alassane Ouattara, de ne pas briguer un troisième mandat continue de susciter des réactions au sein de l’opinion. La dernière en date est celle du Groupe de Réflexion pour la Victoire du RHDP à Cocody (GRV/RHDP 2020) qui salue le courage politique d’un homme épris de paix. Lecture !

DECLARATION DU GROUPE DE REFLEXION POUR LA VICTOIRE DU RHDP A COCODY EN 2020 (GRV/RHDP 2020)
Le Groupe de Réflexion pour la Victoire du RHDP à Cocody en 2020 a pris connaissance de la déclaration du Président Alassane Ouattara de ne pas être candidat le 31 octobre 2020 et a estimé que cette date restera à jamais gravée dans la mémoire des hommes et des femmes de ce pays.
Cette déclaration a fait un tour d’horizon des réformes et actions menées par le Président Alassane Ouattara pour impulser une dynamique de relance et développement économique de la Côte d’Ivoire.
Le GRV/RHDP 2020 félicite et rend un hommage appuyé au Président Alassane Ouattara pour ses actions qui ont amélioré les conditions de vie des populations et ont permis le rayonnement de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.
Cette annonce tombée telle un couperet a abasourdi les citoyens et citoyennes en général et les militants du RHDP en particulier du fait de son caractère inattendu. Elle a rendu malades les inconditionnels du Président Alassane Ouattara, refroidi l’ardeur des combattants anti troisième mandat et galvanisé les partisans d’une alternance en faveur d’une nouvelle génération.
Le GRV/RHDP 2020 observe que le Président Alassane Ouattara a fait le choix de prendre son destin en mains après 30 ans consacrés exclusivement à la Côte d’Ivoire.
Le GRV/RHDP 2020 constate qu’en réalité, le visionnaire Alassane Ouattara a décidé de mettre l’intérêt supérieur du pays au dessus des intérêts partisans et de briser le cercle infernal des crises liées à la succession en Côte d’Ivoire : « je veux assurer les conditions d’une passation de pouvoir d’un président élu démocratiquement à un autre pour la première fois dans l’histoire de notre pays ».
Le Groupe félicite le Président Alassane Ouattara qui traduit dans son comportement le message de feu Nanan Félix Houphouët Boigny, Premier Président et père fondateur de la République de Côte d’Ivoire : « La paix n’est pas un mot c’est un comportement ». Le Président Alassane Ouattara ayant fait le choix de garantir la paix et la sécurité des ivoiriens et ivoiriennes tout au long de ses mandats et s’est engagé à œuvrer sur cette voie au moment de son départ de la présidence de la République.
Le GRV/RHDP 2020 observe que cette décision a créé une grande tristesse aux inconditionnels du Président Alassane Ouattara et au niveau des citoyens et citoyennes qui le découvrant chaque jour dans l’œuvre de transformation de notre pays sont inquiets par cette annonce du changement assimilée à une symphonie inachevée.
Le groupe demande à ces personnes « d’attraper leurs cœurs », de se rassurer en se remémorant les paroles fortes du Président Alassane Ouattara : « A tous, je veux dire que notre beau pays, la Côte d’Ivoire est appelée à un grand destin : celui d’être un modèle en Afrique et dans le monde. »
Le GRV/RHDP 2020 constate également que le Président Alassane Ouattara promet de donner le pouvoir à une nouvelle génération : « Je veux donner la possibilité à des ivoiriens plus jeunes de poursuivre l’œuvre de modernisation de notre pays et de conduire la destinée de notre Nation, avec toute l’énergie nécessaire. » mais surtout d’être aux cotés de la Côte d’Ivoire : « Bien évidemment, je resterai disponible pour apporter ma contribution par mes conseils et mes relations »
Le GRV/RHDP 2020 exhorte par conséquent, les citoyens et citoyennes à saisir la perche à eux tendue par le Président Alassane Ouattara qui est de relever le défi de la passation du pouvoir à la nouvelle génération compétente en se levant comme un seul homme pour acquérir la Carte Nationale d’Identité et en mobilisant les bases pour renouveler sa confiance aux Houphouetistes.
Ce challenge lancé par le Président Alassane Ouattara permettra de savoir si le peuple vote pour une personne, pour un parti ou pour une personne incarnant un projet de société en congruence avec ses désirs.
Le GRV/RHDP 2020 félicite et rend un hommage appuyé au Président Alassane Ouattara pour ses actions qui ont amélioré les conditions de vie des populations et ont permis le rayonnement de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.

La Présidente du Groupe de Réflexion pour la Victoire du RHDP à Cocody en 2020
Mme Koné Kady Soukoulé

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