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IPTV : Zoom sur cette pratique illégale

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Photo : Siècle Digital
Temps de lecture : 3 minutes

IPTV : cette pratique illégale qui permet de regarde Canal + ou BeIN Sports à moindre frais.

5% des Français auraient recours à cette astuce, face à laquelle les chaînes de télévisions organisent la riposte.

Les Français acceptent-ils de payer leurs programmes télévisés ? Il semblerait que non, selon une étude de la Hadopi. Le gendarme de l’internet révèle que 25% des internautes piratent les contenus des chaînes de télévisions. Plus précisément, 5% des Français utiliseraient pour cela un système IPTV (Internet Protocol TeleVision), une technique illégale permettant de regarder la télévision à moindre frais grâce à un petit boîtier relié à internet. Canal+, RMC Sport, beIN, ou encore Orange Ciné Séries ; tous les programmes de ces bouquets payants sont ainsi accessibles pour une centaine d’euros par an.

L’étude révèle que ces pratiques se sont intensifiées depuis la Coupe du Monde 2018, dont une partie des rencontres était diffusée sur des chaînes payantes, mais également depuis que RMC Sport a obtenu les droits de retransmission de la Ligue des Champions de football, au détriment de Canal+ et de beIN Sports. Conséquence : les canaux de diffusion se sont multipliés, au même titre que les abonnements pour les Français souhaitant suivre l’intégralité des rencontres. Une situation intenable pour de nombreux téléspectateurs, qui ont préféré se tourner vers le piratage.

A l’origine légale, cette technologie a été détournée de son usage initial. Elle permettait notamment aux hôtels et aux hôpitaux de diffuser des programmes simultanément sur plusieurs téléviseurs. L’IPTV est aujourd’hui utilisée par des ménages français pour obtenir des contenus payants à leur domicile. Son usage n’a jamais été aussi massif et pour cause : pour en profiter, il suffit d’acheter discrètement un petit boîtier disponible sur internet et en boutique spécialisée. Le tarif d’utilisation à l’année est tout simplement imbattable, autour de 110 euros en moyenne. A titre de comparaison, les abonnements à Canal+, beIN Sports et OCS coûtent respectivement 240, 180 et 120 euros par an ! Globalement, “un abonnement annuel à l’IPTV revient moins cher que de cumuler 3 abonnements à des bouquets pendant 1 mois”, constate la Hadopi. Dès lors, on comprend l’attrait pour ce type d’offre.

Les chaînes de télévisions organisent la riposte

Mais est-ce vraiment un bon plan ? L’autorité administrative met en garde les petits malins qui en feraient l’usage, car le visionnage de contenus piratés est considéré comme une atteinte au droit d’auteur ou comme de la contrefaçon, selon un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, rendu en 2017. Une pratique strictement illégale, passible de 3 ans de prison et 300.000 euros d’amende. Autre point noir : la fiabilité de l’IPTV ne serait pas au rendez-vous. 40% des utilisateurs rapportent des bugs ou des problèmes techniques et 36% s’inquiètent du risque d’infection par un virus informatique ou un malware.

L’étude de la Hadopi révèle également que 54% des utilisateurs d’IPTV se sont désabonnés d’une offre légale depuis qu’ils utilisent ce service illicite. Le manque à gagner est considérable pour les chaînes de télévisions, qui payent cher les droits de diffusion des contenus qu’elles réservent à leurs clients. Pour arrêter l’hémorragie d’abonnés, les diffuseurs et les ayant-droit se sont regroupés au sein d’une association pour la protection des programmes sportifs (APPS). Lancé en janvier 2018, ce lobby a pour but de faire pression sur le législateur afin d’obtenir une loi contre le piratage de contenus.

Quelques pistes sont à l’études, comme empêcher le référencement sur les moteurs de recherches des sites qui proposent l’achat d’IPTV, ou encore bloquer la diffusion des flux grâce à la complicité des fournisseurs d’accès. Mais à l’heure actuelle, ces solutions ne sont qu’au stade de projet, car elles impliquent une coopération parfaite entre des acteurs du secteur aux intérêts parfois opposés. En attendant, l’IPTV a encore de beaux jours devant lui.

*Etude de la Hadopi, menée par l’IFOP, du 27 novembre 2018 au 3 janvier 2019 auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 internautes, complétés par un sur-échantillon de 800 consommateurs illicites de programmes TV en direct.

 

Source : Capital.fr

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Un jeune tchadien crée des drones pour promouvoir l’agriculture et la sécurité

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Photo: APA News
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Mahamat Issa Abakar, étudiant tchadien en 5ème année d’ingénierie civile, est porteur d’un projet de start-up dénommé Drone-Tech et dont l’objectif porte sur la fabrication de drones commis à des tâches relatives, notamment, aux bâtiments et travaux publics, à l’agriculture et à la sécurité.

« Drone-Tech se donne la mission de fabriquer des drones équipés de multiples capteurs et de caméras performantes dans l’objectif d’exécuter des tâches de précision en collectant et en traitant des données aériennes», a déclaré dans un entretien exclusif à APANEWS le jeune ingénieur, spécialisé en route et ouvrages d’art au 2IE à Ouagadougou (Burkina Faso)

Selon Mahamat Issa Abakar, ses « drones sont dédiés à des tâches de précision et au transport dans les secteurs d’activités professionnelles, notamment, pour ceux qui souhaitent se spécialiser dans la conduite des drones, leur études et même leur fabrication ».

Equipés des caméras de haute performance et de modules GPS, les appareils fabriqués par Issa s’intéressent également au secteur foncier.

Pour leur réalisation, Mahamat Issa Abakar achète certains composants tels que les moteurs et le microcontrôleur, puis il y ajoute d’autres éléments clés conçus par lui-même. Ces derniers permettent la collecte des données en fonction du domaine d’application prédéfini pour chaque drone.

En vue d’affiner son invention, Mahamat Issa Abakar dit s’être rendu dans le cadre de l’innovation technologique et l’entrepreneuriat Numérique, dans plusieurs pays du continent, notamment «en Tanzanie en 2016 First Africaine Grande Challenge, en Éthiopie et au Kenya en 2017, puis en Rwanda en 2018 enfin au Ghana en mars 2019 ».

Le jeune ingénieur qui souligne n’avoir pas encore « pris part à une compétition à l’échelle internationale » via sa start-up, affirme que son idée de base « était d’utiliser les drones dans le génie civile et hydrologique prioritairement pour faire les levés topographiques des zones difficilement accessibles, les zones représentant des dangers et pour suivre aussi l’évolution des chantiers à travers la photographie aérienne ».

C’est durant ces recherches que « la problématique du changement climatique, la sécurité alimentaire, la sécurité intérieure et les mauvais états des routes » ont attiré son attention, avant d’orienter toute sa démarche. « Voilà pourquoi j’ai créé cette start-up dénommée Drone-Tech et dont le but est de contribuer à l’amélioration des conditions des vies de la population », a fait savoir Issa Abakar.

Au final, le drone n’est rien d’autre qu’ «un outil de décision moins coûteux, efficace et efficient permettant à ses utilisateurs d’avoir une précision dans leur travail afin d’augmenter leurs revenus », a expliqué Issaka qui, dans l’attente d’un financement pour dépasser la phase de photo typage de ses appareils, est actuellement en incubation avec KeoLID innovation Hub, au Burkina Faso.

AHD/cat/APA

 

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Google Map intègre la réalité augmentée

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image: Google
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Initialement réservé aux téléphones Pixel de Google, y compris au Pixel 3a, AR Mode  est désormais disponible pour tous les téléphones Android prenant en charge ARCore et tout iPhone prenant en charge ARKit. Il est uniquement disponible pour une utilisation en extérieur et dans des zones contenant des images Street View récemment publiées; Le mode AR n’est pas disponible en Inde; et comme la caméra est nécessaire pour reconnaître les bâtiments, elle ne fonctionnera pas dans des environnements faiblement éclairés. La fonctionnalité est toujours en version bêta.

Le mode AR ne fonctionne qu’en navigation à pied.

Source; DigitalTrends

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Lentilles: vous pourrez bientôt zoomer… avec vos yeux

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Photo: Petapixel
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Les chercheurs de l’Université de Californie à San Diego ont mis au point un nouveau type de lentille de contact robotique futuriste, qui est essentiellement un zoom perfectionné pour l’œil humain.

Montée sur un œil humain à l’aide d’un jeu de cinq électrodes placées autour du globe oculaire, la lentille cornéenne effectue un zoom avant et arrière lorsque le porteur cligne deux fois des yeux.

Une charge électrique est appliquée sur les couches de film polymère de la lentille, la dilatant ou la contractant pour modifier son épaisseur.

En 2013, des scientifiques européens avaient déjà annoncé la création d’une lentille cornéenne de 2,8x de type zoom optique, mais cette nouvelle lentille va encore plus loin en détectant et en réagissant aux mouvements des yeux.

Ainsi la lentille de contact peut être contrôlée en regardant dans différentes directions, en se déplaçant au fur et à mesure que votre œil se déplace.

Cette technologie en est encore à ses balbutiements et probablement encore bien éloignée pour être utilisée par le public.

Source : Petapixel

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FaceApp n’est pas la seule application à aspirer vos données

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L'application FaceApp
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L’application russe FaceApp, qui permet de voir son visage vieilli, collecte des millions de photos à travers le monde, suscitant l’inquiétude sur l’usage qu’elle en fait. Mais, aussi intrusif qu’il soit, cet usage semble refléter la pratique générale et non un cas isolé.

Lancée en 2017, FaceApp a refait surface ces derniers jours avec ses outils d’intelligence artificielle qui permettent de vieillir, rajeunir, modifier le teint ou le sourire d’un visage.

Mais le succès de FaceApp, actuellement l’application gratuite la plus téléchargée sur Google Play avec plus de 100 millions d’utilisateurs, s’est accompagné d’un émoi quant à la protection de la vie privée. Jusqu’à pousser un sénateur américain à demander au FBI d’enquêter sur les “risques pour la sécurité nationale” et la Pologne et la Lituanie à annoncer qu’elles allaient examiner de près l’application.

Pourtant, des spécialistes de cybersécurité appellent à relativiser les risques, comme la société israélienne Checkpoint, qui n’a “rien trouvé d’extraordinaire dans cette application” qui “semble avoir été développée dans le bon sens” et ne présente pas de “permissions agressives”.

Ne pas stigmatiser FaceApp

“Il ne faut pas stigmatiser FaceApp, énormément d’applications recourent aux mêmes procédés”, confirme Sylvain Staub, avocat spécialisé en droit de la donnée.

Outre le fait que la société est russe, ce qui nourrit des fantasmes, sont en cause les conditions générales d’utilisation (CGU), qui énoncent qu’en recourant à l’application “vous accordez à FaceApp une licence perpétuelle, irrévocable, non exclusive, libre de droits, mondiale, (…) pour utiliser, reproduire, modifier, adapter, publier, traduire, créer des travaux dérivés, distribuer, exploiter publiquement et afficher” les photos et informations qui s’y attachent, dont les noms ou pseudos.

“C’est une chose tout à fait standard”, nuance Baptiste Robert, expert en cybersécurité. “Dans les CGU de la plupart des sites internet tels que Twitter ou Snapchat, vous allez retrouver exactement la même chose”.

Suite de l’article ici : https://www.msn.com/fr-ch/actualite/other/faceapp-nest-pas-la-seule-application-%c3%a0-aspirer-vos-donn%c3%a9es/ar-AAEyIsY

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