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Histoire

Caire/ 6 Octobre 1981: Assassinat d’Anouar El Sadate

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C’etait le matin. Les troupes égyptiennes sont venues au Caire pour un grand défilé militaire.

Bientôt arrive, dans une Cadillac noire, le président Anouar el-Sadate, qui prend place dans la tribune officielle. A ses côtés, les membres du gouvernement, dont le vice-président Hosni Moubarak.

Le défilé est impressionnant. Les troupes présentent leurs nouvelles armes achetées récemment aux Etats-Unis. Soudain, un camion arrive en face de la tribune officielle. Son chauffeur ouvre la portière, se jette à plat ventre tandis qu’un commando-suicide lance une grenade. Le chef du commando vise Sadate.

Le chaos est tel qu’il faut un moment pour retrouver le président agonisant sous un amas de chaises. Le soir à la télévision, Moubarak, blessé, annonce la mort d’Anouar el-Sadate. C’est la fin tragique d’un homme qui a tenté de faire la paix entre son pays et Israël.

 

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Le 4 novembre 1979, prise d’otages américains à Téhéran. La crise va durer 444 jours

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Otages américains en Iran le 4 Novembre 1979
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L’instauration de la République islamique d’Iran, marquée par la destitution du Shah (Mohammed Reza Pahlavi) et le retour du guide de la Révolution le 1er février 1979 (l’Ayatollah Khomeini) marque un tournant dans les relations entre les Etats-Unis et l’Iran.

Tournant accentué le 4 novembre 1979, lorsque des assaillants se déclarant “étudiants musulmans dans la ligne de l’imam Khomeini”, investissent l’ambassade américaine de Téhéran et prennent en otages les 56 membres du corps diplomatique, dénonçant l’exil politique accordé par les Etats-Unis au shah d’Iran le 23 octobre 1979. Ils exigent son extradition en Iran pour répondre des crimes commis durant ses 38 ans de pouvoir.

Alors qu’au départ, les Américains estimaient que la prise d’otage était un “interlude excitant”, la crise va durer 444 jours. Le Président Carter finira par donner l’ordre de geler tous les avoirs officiels iraniens dans les banques américaines. Des négociations sont lancées dans la foulée.

Le 29 novembre, trois otages sont relâchés mais le 12 décembre 1979, département d’Etat américain finit par expulser 183 diplomates iraniens; ce qui pousse le conseil de la Révolution à ordonner, le 14 janvier 1980, à tous les journalistes américains de quitter l’Iran en raison de leurs “reportages orientés”. Le 25 avril 1980, les Américains finissent par lancer une opération de libération des otages, mais elle échoue : 3 hélicoptères tombent en panne et un quatrième entre en collision avec un avion de transport de troupes, tuant huit soldats américains. L’ayatollah Khomeini y voit une punition divine.

La pression se renforce pourtant toujours plus sur les Iraniens. Comme par un coup du hasard, le Shah meurt aux Etats-Unis le 27 juillet 1980. En septembre 1980, l’ayatollah Khomeini pose 4 conditions à la libération des otages : le retour de la fortune du shah, le dégel des avoirs iraniens aux Etats-Unis, l’annulation des demandes de dommages à l’Iran par les Américains et leur engagement à la non-ingérence en Iran.

C’est seulement le 16 janvier 1981 que les deux parties parviendront à un accord général sur les conditions de la libération. Le 20 janvier 1981, les otages sont libérés une demi-heure après que Ronald Reagan soit officiellement devenu Président des Etats-Unis.

 

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Le 03 Nocembre 1996, mort de l’ancien Président centrafricain, Jean Bedel Bokassa

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Jean bedel bokassa, ancien président de la Centrafrique
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Jean-Bedel (de la contraction de Jean-Baptiste de La Salle) est né dans un petit village situé à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Bangui (en Centrafrique).

Il perd ses parents à l’âge de six ans. Son père était un chef de village qui s’était rebellé contre les brutalités de l’administration coloniale française et qui fut arrêté, emmené enchaîné à Mbaïki où il est jugé sommairement et condamné à la peine de mort, il sera exécuté en public par des agents coloniaux sur la place du village, juste en dehors du bureau de la préfecture le 13 novembre 1927. Marie Yokowo, la mère du jeune Bokassa, se suicide une semaine après l’exécution de son mari. C’est alors que Mbalanga, son grand-père, l’élève et prend en main son éducation.

Jeune adolescent, Bokassa finit par s’enroler au sein de l’armée française où il gravira les échellons jusqu’à devenir Colonel. Il est arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’état le 1er janvier 1966. Jean Bedel Bokassa s’est aussitôt fait remarquer à travers “l’opération Bokassa” où l’accent est mis sur la politique agricole. Instaurant le monopartisme dans le pays, et sous la bannière du MESAN (le Mouvement de l’Evolution Social en Afrique Noire), avec comme devise “Zo Kwé Zo”, légué par le fondateur Barthélémy Boganda, l’homme se fait appelé “Président à vie”. Dix ans plus tard le 4 décembre 1977, il s’autoproclame empereur sous le nom de Bokassa Iᵉʳ. De retour au pays, il emprunte le nom de Salah Eddine Ahmed Bokassa.

Le 20 septembre 1979, alors que Bokassa se trouvait en Lybie, une opération est déclenchée pour le chasser du pouvoir. La capitale, Bangui, tombe sous le contrôle des troupes françaises, c’est l’opération “Barracuda”. David Dacko, un ex-président de la RCA qui a également été conseiller pour Bokassa, annonce la fin de l’empire et rétablit la République. Le 1er février 1980, une nouvelle Constitution est approuvée par référendum. Pour sa part, Bokassa se réfugie en Côte d’Ivoire avant de revenir dans son pays en 1986. Il sera jugé, condamné à la prison à vie, puis gracié en 1993. Il décède le 03 Novembre 1996.

 

Correspondance particulière

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L’origine du nom de la commune de Marcory, à Abidjan

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Marcory Quartier Hibiscus en 1972
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Le nom de la commune de Marcory tire son origine du nom de famille du français (Marc Ory), premier titulaire d’un titre foncier sur une partie de la commune qui portera son nom.

Il était un exploitant forestier qui utilisait le terrain dans le cadre de son activité il avait même fait percer un canal qui partait de la zone du petit marché de marcory jusqu’à la lagune du coté de ce qui est devenu aujourd’hui le remblais pour pouvoir évacuer ses billes de bois.

C’est ce canal qui est à l’origine du quartier Canal du remblais et du quartier canal en face d’hibiscus car ses deux quartiers sont situés sur le parcours du canal du sieur Marc Ory.

À l’origine sur le site de Marcory, en bordure de la lagune se trouvait le village Tchaman_Ebrie de Moagbayan.

ANOUMABO.
Le village d’Anoumabo à l’origine situé à Treichville (Comikro), tire son nom de Anomabo au Ghana car les colons à la vue de ce site se rappelaient de cette ville du Ghana qui avait la même nomenclature, c’est à dire bordé de cocotier et où se trouvait des roussettes.

Anoumabo signifie en langue akan (Baoulé, Agni, etc…), forêt d’oiseaux (roussettes); en effet les roussettes aujourd’hui au plateau trouveront refuge sur ce site, avant de migrer à Blokauss et ensuite revenir au Plateau.

A l’origine le village d’Anoumabo au Plateau, se nommait Dugbeyo. Le site en langue Tchaman_Ebrie de l’actuel Treichville, est appelé communément Adoudji (derrière la lagune).

BIETRY.
Biétry est une zone résidentielle de luxe, dans le département d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Bietry est le nom du village Tchaman_Ebrie du Goto Bia, située dans la commune de Marcory, en Zone 4, voisin du restaurant le Wafou.

Bietry suivant l’idée la plus répandue, celle d’être le nom d’un ancien exploitant forestier, n’est autre que le nom du village déformé d’Abeti (Bietry). Abè en Betibe (langue des Ehotilé), signifie le palmier et ti, la tête; car en effet ils sont les premiers peuples à s’installer dans la zone du complexe Abi-Tendo d’où ils sont originaires.

 

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Musique: il fut une fois, Nahounou Digbeu Amedée, dit Amedée Pierre

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Amedée Pierre, le Dope national
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Amédée Pierre, né le 30 mars 1937, à Tabou, en pays Krou, au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, est un homme de théâtre et un musicien-chanteur de Côte d’Ivoire. Son nom à l’état civil est Nahounou Digbeu Amédée.

Le prénom Pierre lui fut attribué lors de son baptême catholique.
Il est décédé il y a 8 ans, le 30 octobre 2011, à Treichville, Abidjan

Amedée Pierre appartient avant tout au corps médical, car Infirmier d’État de formation. Il commence sa carrière musicale à une époque où, en Côte d’Ivoire, les musiques d’origines congolaise, cubaine, nigériane et ghanéenne ont pignon sur rue, au détriment de la musique ivoirienne.

Ce « doyen de la musique ivoirienne », comme on le surnommera plus tard, se lance dans un nouveau créneau en chantant dans sa langue maternelle, le bété .
Ainsi parut son premier album intitulé Moussio Moussio qui lui a valu la réputation de « Dopé National » (dopé signifie rossignol en bété).
Il est à l’origine de la création du Bureau Ivoirien du droit d’Auteur (BURIDA).

En effet, après quelques années de carrière, Amédée Pierre s’insurge contre le fait que les droits d’auteurs ne soient pas reversés après exploitation de ses œuvres en Côte d’Ivoire et menace d’abandonner la musique.

Le président Félix Houphouët-Boigny demandera au ministre chargé de la culture d’alors de tout mettre en œuvre pour réparer cette injustice.
Amédée Pierre menera cette lutte pour les droits d’auteur avec Laurent Gbagbo, Bernard Zadi Zaourou, et le journaliste Kaba Taiffou.

En 2000, il est décoré par Laurent Gbagbo.
En juillet 2007, un hommage lui est rendu pour l’ensemble de son œuvre.

Outre la chanson Moussio Moussio, Amédée Pierre est connu pour ses classiques comme Sokokpeu et Lorougnon Rabé.

 

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