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Mark Zuckerberg pris au piège des “deepfakes”

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Temps de lecture : 3 minutes

Des artistes ont créé une fausse vidéo de Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, prêtant allégeance à une organisation criminelle fictive. Une œuvre créée en réponse au refus de Facebook de retirer un trucage vidéo ridiculisant la démocrate Nancy Pelosi.

Photo: Chip Somodevilla, AFP

“Imaginez un homme qui contrôle les données volées de milliards d’individus, qui contrôle tous leurs secrets, leur vie et leur futur. Je dois ça à Spectre. Spectre m’a montré que celui qui contrôle les données, contrôle le futur”. L’homme qui prononce cet hommage à l’organisation criminelle fictive qu’affronte James Bond a l’apparence de Mark Zuckerberg, les mimiques du patron de Facebook et – presque – sa voix.

Mais cette vidéo est un “deepfake” – un montage effectué par une intelligence artificielle permettant de faire dire n’importe quoi à n’importe qui – réalisée par Bill Posters et Daniel Howe, deux artistes britanniques. Ils l’ont lâchée, dimanche 9 juin, en plein territoire ennemi, sur Instagram, le site de partage de photos de Facebook. Leur but : tester la réaction du géant des réseaux sociaux face à cet exemple de désinformation manifeste, explique le site Vice, premier média à l’avoir repérée, mardi 11 juin.

Une vraie vidéo manipulée par une IA

“Nous traiterons ce contenu de la même manière que toutes les désinformations. Si nos partenaires ‘factchekers’ la signalent comme fausse, elle n’apparaîtra plus dans les recommandations d’Instagram”, a réagi Facebook. Le réseau social se refuse donc à faire disparaître une “fake news”, dépeignant le patron du groupe en disciple d’un méchant de cinéma, se contentant de ne plus la mettre en avant auprès de ses utilisateurs.

Étonnant ? En fait, Facebook a été pris à son propre piège par les deux artistes. Ces derniers ont réalisé la vidéo en réponse à la polémique créée par la large diffusion, fin mai, d’un autre montage visant à discréditer l’Américaine Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants. Cette vidéo, dont la bande son a été volontairement ralentie, donnait l’impression que cette adversaire acharnée du président Donald Trump était ivre. Facebook avait alors refusé de censurer ce contenu, malgré les appels répétés de responsables démocrates, arguant “que le bon équilibre entre la promotion de la liberté d’expression et d’une communauté sûre et authentique est de réduire la distribution de ‘fausses informations’”. Neil Potts, l’un des directeurs de Facebook, avait même assuré à l’époque qu’il aurait laissé la vidéo en ligne si au lieu de Nancy Pelosi, elle avait tourné en ridicule… Mark Zuckerberg.

Bill Posters (Barnaby Francis de son vrai nom) et Daniel Howe se sont contentés de prendre ce responsable du réseau social au mot. Pour créer leur “deepfake”, ils ont utilisé une vraie séquence remontant à septembre 2017, durant laquelle Mark Zuckerberg évoquait la propagation de “fausses informations” par la Russie durant la présidentielle américaine de 2016. Ils se sont ensuite tournés vers Canny IA, une agence israélienne de publicité, spécialisée dans l’utilisation de l’intelligence artificielle. Ces publicitaires geeks ont utilisé un algorithme maison capable de transformer n’importe quel enregistrement audio en vidéo d’une personne qui semble prononcer ces paroles.

Zuckerberg, Kim Kardashian ou Marcel Duchamp

Avant de s’attaquer à Mark Zuckerberg, cette start-up israélienne avait déjà démontré l’efficacité de sa technologie en faisant chanter “Imagine” de John Lennon à plusieurs dirigeants, de Justin Trudeau à Kim Jong-un, en passant par Donald Trump.

Leur collaboration avec Bill Posters et Daniel Howe ne s’est, en outre, pas limitée à créer un Mark Zuckerberg machiavélique. Dans le cadre de l’exposition “Spectre” –  qui s’est tenue du 6 au 11 juin à Sheffield (Royaume-Uni)-, ils ont fait dire à la starlette Kim Kardashian qu’elle adorait “manipuler ces fans en ligne pour de l’argent” et ont aussi mis en scène Donald Trump, le plasticien Marcel Duchamp ou encore l’icône pop Freddy Mercury.

Tous leurs “deepfakes” créé une illusion de réalisme qui n’est pas encore parfaite, ont reconnu les publicitaires de Canny IA au blog Fxguide. Mais la technologie est “déjà au point”, assurait fin 2018 à France 24  Vincent Nozick, chercheur au Laboratoire d’informatique Gaspard-Monge (LIGM). Pour lui, tout ce qui manque c’est le moyen de les mettre en ligne sans avoir à les compresser, ce qui entraîne forcément une perte de qualité. Peut-être que d’ici l’élection présidentielle américaine de 2020, cette barrière technologique n’existera plus, au risque de déstabiliser le processus démocratique encore plus que les “fake news” en 2016.

Source: France24

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Technologie : Microsoft apporte un soutien à Huawei contre les États-Unis

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Photo: Google/ Brad Smith, responsable des affaires juridiques chez Microsoft
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Le responsable juridique de Microsoft a manifesté son soutien à Huawei, dans l’affaire qui oppose la firme chinoise au gouvernement américain.

L’embargo imposé par la maison Blanche sur le constructeur chinois continue d’entraver sérieusement ce dernier.

Aux dernières nouvelles, les Huawei Mate 30 seraient privés des services Google. Il faudrait ainsi manuellement installer le Play Store pour en profiter.

Brad Smith, responsable des affaires juridiques chez Microsoft, a tenu à s’exprimer sur ce sujet lors d’un entretien accordé à Bloomberg Businessweek.

Il déclare que la sanction américaine contre Huawei n’aurait pas dû avoir lieu sans « une base solide au regard des faits, de la logique et de l’État de droit ». En effet le gouvernement des États-Unis n’a jamais dévoilé d’éléments prouvant que Huawei espionne ses citoyens pour le compte de Beijing. Cette accusation est pourtant au cœur de l’affaire.

Brad Smith affirme aussi que Microsoft a demandé aux autorités américaines d’expliquer les raisons de cette interdiction.

Rappelons que Google a aussi apporté son soutien public à Huawei.

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Un jeune tchadien crée des drones pour promouvoir l’agriculture et la sécurité

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Photo: APA News
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Mahamat Issa Abakar, étudiant tchadien en 5ème année d’ingénierie civile, est porteur d’un projet de start-up dénommé Drone-Tech et dont l’objectif porte sur la fabrication de drones commis à des tâches relatives, notamment, aux bâtiments et travaux publics, à l’agriculture et à la sécurité.

« Drone-Tech se donne la mission de fabriquer des drones équipés de multiples capteurs et de caméras performantes dans l’objectif d’exécuter des tâches de précision en collectant et en traitant des données aériennes», a déclaré dans un entretien exclusif à APANEWS le jeune ingénieur, spécialisé en route et ouvrages d’art au 2IE à Ouagadougou (Burkina Faso)

Selon Mahamat Issa Abakar, ses « drones sont dédiés à des tâches de précision et au transport dans les secteurs d’activités professionnelles, notamment, pour ceux qui souhaitent se spécialiser dans la conduite des drones, leur études et même leur fabrication ».

Equipés des caméras de haute performance et de modules GPS, les appareils fabriqués par Issa s’intéressent également au secteur foncier.

Pour leur réalisation, Mahamat Issa Abakar achète certains composants tels que les moteurs et le microcontrôleur, puis il y ajoute d’autres éléments clés conçus par lui-même. Ces derniers permettent la collecte des données en fonction du domaine d’application prédéfini pour chaque drone.

En vue d’affiner son invention, Mahamat Issa Abakar dit s’être rendu dans le cadre de l’innovation technologique et l’entrepreneuriat Numérique, dans plusieurs pays du continent, notamment «en Tanzanie en 2016 First Africaine Grande Challenge, en Éthiopie et au Kenya en 2017, puis en Rwanda en 2018 enfin au Ghana en mars 2019 ».

Le jeune ingénieur qui souligne n’avoir pas encore « pris part à une compétition à l’échelle internationale » via sa start-up, affirme que son idée de base « était d’utiliser les drones dans le génie civile et hydrologique prioritairement pour faire les levés topographiques des zones difficilement accessibles, les zones représentant des dangers et pour suivre aussi l’évolution des chantiers à travers la photographie aérienne ».

C’est durant ces recherches que « la problématique du changement climatique, la sécurité alimentaire, la sécurité intérieure et les mauvais états des routes » ont attiré son attention, avant d’orienter toute sa démarche. « Voilà pourquoi j’ai créé cette start-up dénommée Drone-Tech et dont le but est de contribuer à l’amélioration des conditions des vies de la population », a fait savoir Issa Abakar.

Au final, le drone n’est rien d’autre qu’ «un outil de décision moins coûteux, efficace et efficient permettant à ses utilisateurs d’avoir une précision dans leur travail afin d’augmenter leurs revenus », a expliqué Issaka qui, dans l’attente d’un financement pour dépasser la phase de photo typage de ses appareils, est actuellement en incubation avec KeoLID innovation Hub, au Burkina Faso.

AHD/cat/APA

 

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Google Map intègre la réalité augmentée

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image: Google
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Initialement réservé aux téléphones Pixel de Google, y compris au Pixel 3a, AR Mode  est désormais disponible pour tous les téléphones Android prenant en charge ARCore et tout iPhone prenant en charge ARKit. Il est uniquement disponible pour une utilisation en extérieur et dans des zones contenant des images Street View récemment publiées; Le mode AR n’est pas disponible en Inde; et comme la caméra est nécessaire pour reconnaître les bâtiments, elle ne fonctionnera pas dans des environnements faiblement éclairés. La fonctionnalité est toujours en version bêta.

Le mode AR ne fonctionne qu’en navigation à pied.

Source; DigitalTrends

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Lentilles: vous pourrez bientôt zoomer… avec vos yeux

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Photo: Petapixel
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Les chercheurs de l’Université de Californie à San Diego ont mis au point un nouveau type de lentille de contact robotique futuriste, qui est essentiellement un zoom perfectionné pour l’œil humain.

Montée sur un œil humain à l’aide d’un jeu de cinq électrodes placées autour du globe oculaire, la lentille cornéenne effectue un zoom avant et arrière lorsque le porteur cligne deux fois des yeux.

Une charge électrique est appliquée sur les couches de film polymère de la lentille, la dilatant ou la contractant pour modifier son épaisseur.

En 2013, des scientifiques européens avaient déjà annoncé la création d’une lentille cornéenne de 2,8x de type zoom optique, mais cette nouvelle lentille va encore plus loin en détectant et en réagissant aux mouvements des yeux.

Ainsi la lentille de contact peut être contrôlée en regardant dans différentes directions, en se déplaçant au fur et à mesure que votre œil se déplace.

Cette technologie en est encore à ses balbutiements et probablement encore bien éloignée pour être utilisée par le public.

Source : Petapixel

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